• Il s'agit de : la bryone diodique - Bryona Dioïca

    La liane présentée ICI est la

    Il s'agit de :  la bryone diodique - Bryona Dioïca 

    Il s'agit de :  la bryone diodique - Bryona Dioïca

     

    aquarelles d'après l'Herbier Oublié - Ed. Plume de Carotte

     

     

     

    C'est en réalisant des calendriers sur le thème des plantes que j'ai appris à les connaître un peu mieux. La bryone illustrait le mois de mars de mon calendrier 2016, consacré à des plantes qui faisaient partie de la pharmacopée traditionnelle et connues depuis longtemps, puis tombées dans l'oubli.

    La bryone était bien connue au Moyen-Age et j'avais réalisé une autre aquarelle d'après un ouvrage consacré aux plantes au Moyen-Age,

     

    Il s'agit de :  la bryone diodique - Bryona Dioïca

    J'ai pu la photographier à plusieurs reprises lors de balades dans Guilherand, comme sur cette photo avec laquelle j'ai présenté la plante,

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    On le voit, ses feuilles ont une forme très caractéristique.

    Cette vivace vigoureuse (du grec bryô : vigoureux), aux vrilles à retournement qui donnent des tiges pouvant atteindre 6 mètres est plutôt considérée comme une mauvaise herbe aujourd'hui. Si dans certains pays on mange ses jeunes pousses, son caractère irritant, ses baies toxiques et sa racine qui rappelle la mandragore,

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    Wikipedia 

    ont expliqué qu'elle soit tombée dans l'oubli. Et pourtant il fort possible que vous en ayez dans votre jardin. 

    Sa racine purgative lui a valu le surnom de navet du diable, associée à la magie, elle a remplacé la mandragore, plus rare.  Les rebouteux l'utilisaient contre les rages de dents, comme purgatif, mais aussi comme aphrodisiaque.

    Au XIIe siècle, la bryone passe pour augmenter la tolérance à l'alcool.  Hildegarde de Bingen  indique : « Pour se garantir de l'ivresse, boire du jus de bryone avec autant de vinaigre, ainsi toute la semaine on ne sera point ivre »

    Elle est irritante par simple contact. Ses baies et sa racine sont plus ou moins toxiques et provoquent vomissements, diarrhées, délire, crampes. La racine, lavée plusieurs fois et râpée a servi de fécule, notamment pendant la Révolution. Dans la médecine populaire elle était utilisée comme purgatif et remède contre les rhumatismes, non sans risques, d’où son nom de navet du diable

    Dans son ouvrage « les langages secrets de la nature » Jean Marie Pelt cite une expérience menée sur la bryone choisie pour sa vigueur et sa croissance rapide.

    La plante pousse vite, une feuille et une vrille par jour et entre les deux se forme un entre-nœud. Les chercheurs ont simulé une agression sur cet entre-nœud par un frottement. La plante réduit alors sa croissance et fabrique plus de bois dans l’entre-nœud. C'est déjà la preuve qu'elle réagit au frottement et qu'elle est dotée d'une sensibilité. Mais il y a plus, car lorsque les chercheurs ont pratiqué des cultures de ces tissus, obtenu un « cal », amas de cellules indifférenciées, prélevé des échantillons et de les replanter, puis de les multiplier ensuite par de nouveaux fragments replantés, etc. La mémoire de l’irritation s'est transmise sur quatre générations.

    Reprise des articles publiés sur mon blog :

    http://rencontresavecdesplantes.blogspot.fr

     

     

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 30 Janvier 2019 à 18:18

    Bonjour, j'ai apprécié ton article, d'autant plus que je suis ignare dans les noms de plantes, arbres etc ... Je commence à connaître les oiseaux, tout un programme aussi. Bonne fin de journée, et merci pour ton passage. smile

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